Eve Danse

Le tintement des sagattes est indissociable de la danse orientale traditionnelle

Histoire

Les sagattes (arabe "sagât") sont des cymbalettes métalliques portées sur les doigts. Elles font partie des percussions dans la musique traditionnelle, à qui elles donnent une touche typiquement orientale. Les danseuses tziganes (ghawazees) et les danseuses orientales les utilisent aussi, avec des rythmes plus simples, pour agrémenter leur mouvements.

Leur origine est très ancienne et s'apparente à la famille des sistres, crotales, castagnettes, et autres petits instruments de mains liés aux fêtes et cultes antiques, notamment ceux de la déesse Cybèle.

En Egypte, on en voit de nombreux exemples dans les films de l'âge d'or (notamment la célèbre danse de Naima Akef sur "Tamerhenna"). En Turquie, leur utilisation reste très vivace.

Clément d’Alexandrie en attribue l’invention aux Siciliens, & en défend l’usage aux Chrétiens, à cause des mouvemens & des gestes indécens que l’on faisoit en joüant de cet instrument.
Diderot

Apprendre les sagattes

Sagattes

L'apprentissage des sagattes constitue un excellent exercice pour développer la coordination et le sens du rythme. Les cours proposés par Eve comprennent des exercices de rythmique afin d'intégrer physiquement les structures du rythme et la pulsation. Ils sont accessibles aussi bien aux personnes qui ont une formation musicale qu'à celles qui n'en ont aucune.

Où suivre des cours ?

> Atelier d'été (chaque année), voir Daqqat

Rythmes

Les sagattes permettent de produire de multiples combinaisons de rythmes avec, dans une certaine mesure, des modulations de timbre. Voici des exemples de rythmes de sagattes qui peuvent être joués avec la danse.

Masmoudi saghir

Un extrait de l'enchaînement de l'atelier d'été 2012.

Shifte-telli

Une combinaison plus complexe avec des temps ternaires, un des thèmes de l'atelier d'été 2013.

Shifte-telli

Extrait du projet Kilim. Voir Projets
Frank Kalisz : davoul, Louai El Ali : derboukka, Eve : sagattes